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Études de linguistique appliquée - N°2/2014

Études de linguistique appliquée - N°2/2014

Le français langue seconde. Regards croisés


Coordonné par Paula Prescod et Jean-Michel Robert


Résumé   |   Sommaire   |   Fiche technique

LA LANGUE SECONDE À LA CROISÉE DES CHEMINS
Résumé : La notion de langue seconde est difficile à appréhender. À l'origine opposée à langue étrangère, elle partage (en dehors d’être une langue non maternelle) des traits communs avec cette dernière, particulièrement si l’on adopte la position de la linguistique anglo-saxonne. Notion didactique, mais aussi notion sociolinguistique, la langue seconde ne recouvre pas toujours les mêmes réalités des deux côtés de l’Atlantique.


LANGUE SECONDE, LANGUE ÉTRANGÈRE ET ASPECTS COGNITIFS
Résumé : Le champ de FLS est majoritairement déterminé par le contexte sociodémogra-phique de son enseignement/apprentissage, du point de vue du milieu de son application, c’est-à-dire par des caractéristiques extérieures. Il paraît plus difficile de relever quelques caracté-ristiques qui délimitent le concept de la LS, d’une part, et le concept de la LE, d’autre part, en s’appuyant sur les spécificités du processus d’appropriation lui-même, c’est-à-dire sur des carac-téristiques intérieures. Une piste prometteuse dans cet ordre d’idées peut être une approche cog-nitiviste du problème.


ACQUISITION ET DIDACTIQUE DU FLS : PROCESSUS PSYCHO-SOCIAUX ET INTERACTIONNISME SOCIO-DISCURSIF
Résumé : L’une des applications de la recherche en acquisition des langues est l’enseignement de ces dernières sur le terrain institutionnel. Une approche inter-/pluridisciplinaire s’impose de fait pour s’intéresser aux processus d’appropriation à l’œuvre. L’idée de base est ici de rendre compte des processus permettant l’appropriation d’une L1 pour tenter de les réutiliser (en les adaptant si besoin) en situation d’enseignement-apprentissage. Il sera donc certainement nécessaire d’opérer une transposition desdits processus d’un milieu écologique (naturel) vers un milieu institutionnel (le terrain scolaire).


LANGUE(S) DE SCOLARISATION, LANGUE(S) SECONDE(S) ET LANGUE(S) ÉTRANGÈRE(S) : QUELLES ARTICULATIONS ?
Résumé : Langue de scolarisation(s), langue seconde(s) et langue étrangère(s) n’ont pas la même histoire didactique et les approches méthodologiques, les cultures d’enseignement des unes et des autres se sont parfois éloignées de l’apprenant, de ses besoins et de sa situation par rapport à ses diverses langues (apprises et à apprendre). L’articulation des langues a de nom-breux avantages psycho-affectifs, cognitifs et répond aux connaissances théoriques de la re-cherche. Ces propositions ont déjà été opérationnalisées sous la forme d’outils pour la classe. Une réflexion macro, méso et micro mériterait d’être généralisée dans la classe de langue de scolarisation.

ENTRE CLASSE D’ACCUEIL ET CLASSE ORDINAIRE : COMMENT « S’Y APPRENNENT-ILS » ? RECHERCHE ETHNOGRAPHIQUE À L’ÉCOLE PRIMAIRE
Résumé : Cet article examine les pratiques langagières de quatre élèves allophones scola-risés en français depuis quelques mois dans un dispositif UPE2A dans deux écoles primaires urbaines françaises. Une approche ethnographique à visée sociodidactique fait examiner leurs modes d’interactions en classe d’accueil et en classe ordinaire, à plusieurs semaines d’écart. Les premiers résultats des observations permettent de dégager des invariants dans les postures de ces quatre élèves, quelle que soit l’école : on a pu constater une évolution du niveau de langue de tous les élèves, mais surtout une évolution quant à leur posture de locuteur francophone, d’apprenant, et d’élève. Cette progression dans le temps parait liée à des différences importantes entre leur manière d’interagir verbalement dans chacun des espaces didactiques. Ainsi, la diversité des situations communicationnelles et les repères qu’ils y associent favorisent ici la construction d’une posture active d’apprenant, et ce, même si la langue de scolarisation et ses normes restent finalement mal maitrisées.

TÂTONNEMENT PHONOLOGIQUE ET LECTURE DIALOGUÉE : LES CONDITIONS DIDACTIQUES POUR APPRENDRE À LIRE
EN FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Résumé : Traiter des modalités d’entrée dans l’apprentissage de la lecture chez des élèves non-francophones nouvellement arrivés en France relève de l’aporie. Tout a été dit sur la lecture, également sur l’acquisition d’une langue seconde, mais peu de choses pour tenter de corréler un terme à l’autre. Cette recherche couvre pourtant un champ d’expérience bien réel (les classes d’initiation) qui reste à l’heure actuelle en friche en l’absence d’un questionnement linguistique appliqué à un public souvent méconnu et à des pratiques de classe encore inédites. La probléma-tique centrale est en forme de paradoxe : comment des élèves non-francophones inscrits à l’école en France peuvent-ils apprendre à lire sur une langue qu’ils ne maîtrisent pas encore ? On aura compris qu’un des objectifs annexes de cette recherche est de recueillir tous les éléments nécessaires pour réfléchir aux modes de conceptualisation de l’écrit chez des enfants en délica-tesse avec la langue de l’école. Les classes d’initiation regroupant à l’école élémentaire des élèves non-francophones, souvent non scolarisés antérieurement, sont à cet égard d’extraordinaires laboratoires de recherche.


APPRENTISSAGES LANGAGIERS ET SOCIALISATION : DES TEMPORALITÉS DISTINCTES. RETOUR SUR UNE RECHERCHE-ACTION
EN COLLÈGE CLASSÉ ZEP, SITUÉ EN ZONE SENSIBLE
Résumé : Cet article part d’une interrogation résistante, à l’issue d’une recherche-action me-née, il y plusieurs années, dans une sixième dite « de consolidation » , en collège situé en Zone d’Éducation Prioritaire et classé en zone sensible. À l’issue d’une année consacrée à un projet ambitieux et complexe articulant une activité théâtrale, une activité de lecture de contes et de mythes, un travail régulier et précis sur la langue, les acteurs de la recherche-action concernés ont été confrontés à une disparité manifeste dans les résultats obtenus. Ces résultats concernaient la socialisation des élèves considérés, l’intégration des normes discursives des genres auxquels ils avaient été familiarisés et leur maniement des éléments morphosyntaxiques du français. C’est sur cet écart, sur sa permanence plusieurs années plus tard et secondairement, sur ce que le projet nous a appris dans la mise en place d’une recherche-action, qu’il semble intéressant de revenir. Sans nous appesantir sur le dispositif mis en place, il faut néanmoins le resituer et le décrire dans ses grandes lignes.

LES RÉGIONALISMES DANS L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS LANGUE SECONDE
Résumé : Nous traitons, ici, de l’intérêt de sensibiliser les apprenants en français langue se-conde (FLS) aux régionalismes en France afin de faciliter leur intégration locale en développant leur compétence sociolinguistique et en élargissant leur répertoire verbal. Pour cela, nous nous appuyons sur le cas du français parlé dans une zone d’influence du picard. Nous étudions la place des régionalismes en didactique du FLS avant d’étayer notre analyse sur des données recueillies au cours d’entretiens menés auprès d’enseignants et d’apprenants de FLS.

STATUT DU FRANÇAIS À L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DE BANQUE D’ALGER : FLE, FOS OU FLS ?
Résumé : À l’indépendance de l’Algérie, l’arabe classique fut institué en tant que langue na-tionale et officielle (Constitution de 1963) attribuant ainsi au français un statut de langue étrangère. La mise en œuvre de cette politique s’est traduite par l’arabisation des trois paliers scolaires (primaire, moyen et secondaire). Cependant, l’enseignement supérieur ne fait toujours pas l’objet d’une arabisation totale. Aujourd’hui encore, hormis le droit, les lettres et les sciences humaines, dans la plupart des filières universitaires scientifiques et technologiques, les enseignements sont dispensés en français, ce qui engendre souvent de grandes difficultés d’adaptation et de réussite pour les étudiants, issus de cursus secondaires arabisés, ayant pour langue maternelle le « darija » ou « Tamazight » et ne disposant pas toujours de larges pratiques extrascolaires du français.
Nous avons assuré un cours de français à l’École Supérieure de Banque d’Alger plusieurs an-nées durant. Dès son amorce, cette expérience professionnelle a suscité en nous de nombreux questionnements relatifs à l’enseignement/apprentissage du français et à son statut dans le con-texte considéré. Ces interrogations ont débouché sur une réflexion que nous souhaitons dévelop-per dans le présent article et à la lumière des apports théoriques en matière de didactique des langues.



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