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Revue internationale d'Histoire Militaire Ancienne. N°1/2015

Revue internationale d'Histoire Militaire Ancienne. N°1/2015

Représentations militaires dans le monde romain : textes et images




Résumé   |   Sommaire   |   Fiche technique

RÉSUMÉS

Patrice Faure – Les images et les représentations militaires dans le monde romain : quelques éléments de présentation et de réflexion (p. 5-28).
Conçu comme une introduction au dossier d'études réunies dans ce volume d'HiMA, l'article présente les objectifs d'un programme collectif de recherche consacré aux images et aux représentations de l’armée et de la guerre à Rome. Longtemps négligées, les sources iconographiques peuvent entretenir un dialogue fécond avec les textes, pour ouvrir d’intéressantes perspectives de recherche en histoire sociale et culturelle de l’armée et du monde militaire romains.

Patrick Le Roux – L’aigle, le geste de la main : questions de sens (p. 29-46).
Comme le montre l’intitulé de l’article, l’étude propose un essai de réflexion méthodologique sur la lecture et l’interprétation d’images liées aux armées d’époque romaine à partir d’exemples variés peu représentés ou privés de contexte précis.

Benoît Rossignol – Il n’y a probablement pas de lion dans le Danube (sur la scène 13 de la colonne Aurélienne) (p. 47-62).
La scène 13 de la colonne Aurélienne montre un sacrifice et une traversée de rivière. Abimée, elle est peu lisible. On a proposé récemment de la lire en recourant aux gravures publiées par Bartoli et Bellori au XVIIe siècle. Elle représenterait un sacrifice de lions connu par Lucien. Cette idée est ancienne et doit être réfutée. La scène n’était pas plus lisible quand Bartoli la grava, il est certain que ses gravures sont infidèles. Bartoli et Bellori étaient de grands érudits, le texte de Lucien était connu, ils interprétèrent probablement le relief dégradé à travers leurs connaissances littéraires et humanistes. Les gravures ne peuvent nous aider à comprendre les guerres de Marc Aurèle.

Sofie Waebens – La représentation des soldats romains sur les monuments funéraires du IIIe siècle à Nikopolis (Égypte) (p. 63-78).
Sur les monuments funéraires des trois premiers siècles de notre ère figurent en grand nombre des soldats romains en tunique ou en cuirasse, avec leurs armes et leurs décorations militaires. L’article étudie la représentation des soldats sur les monuments funéraires provenant de la nécropole située près de la forteresse de Nikopolis en Égypte. Presque tous les monuments datent de la première moitié du iiie siècle et commémorent des soldats décédés de la IIe légion Traiana fortis (et, dans une moindre mesure, leurs fils). L’étude de ce corpus, qui compte 25 tombeaux en tout, révèle le développement d’une variante locale de la tradition funéraire du iiie siècle parmi les soldats romains à Nikopolis.

Christophe Schmidt Heidenreich – Remarques sur la représentation monétaire du soldat romain d’après les scènes d’adlocutio (p. 79-98).
Le type de l’adlocutio est l’une des principales représentations monétaires du soldat romain sous le Haut-Empire. Introduit par Caligula, il a été repris régulièrement pendant plus de deux siècles. Au cours de cette longue période, le type évolue. Créé pour répondre à des circonstances particulières, il revêt progressivement une signification plus générale. En replaçant chaque émission dans son contexte historique, il est possible de suivre pas à pas cette évolution en analysant les changements apportés à la représentation du soldat.

Jean-Pierre Laporte – Images des chasseurs et des soldats de l’Afrique du Nord antique (Maures, Numides, Gétules, etc.) (p. 99-114).
Les peuples anciens de l’Afrique du Nord (Maures, Numides, Gétules, etc.) ont jadis constitué des armées et fourni aux armées puniques puis romaines des troupes auxiliaires, essentiellement des cavaliers, les meilleurs du monde méditerranéen, montant à cru de petits chevaux résistants et rapides, armés d’un bouclier rond et de javelines qu’ils jetaient avant de se replier et de revenir à la charge. Leur équipement ultra léger, à l’origine destiné à la chasse, leur a conféré à la guerre un rôle spécialisé de cavalerie auxiliaire. Au petit nombre de documents romains et des textes grecs et latins qui présentent une image des Maures dans les armées punique et romaine répondent des images libyques plus anciennes. Cette mise en perspective montre une grande uniformité et une grande permanence, qui ne sont peut-être pas toujours exemptes d’une simple répétition de stéréotypes, mais qui semblent globalement assez exactes, avec toutefois quelques variantes locales ou régionales.

ABSTRACTS
Patrice Faure – Military images and representations in the Roman world: elements of presentation and thoughts (p. 5-28).
The article is a presentation of a collective research program dedicated to the study of images and representations of the Roman army and war that compose this new issue of HiMA. In interaction with literary and epigraphic sources, images offer new research perspectives to the social and cultural history of the Roman army and military world.

Patrick Le Roux – The eagle, the hand gesture: questioning their meaning (p. 29-46).
As suggested in the title, the article proposes a methodological essay on the reading and interpreting of images dealing with the Roman army. The study is a greatly detailed examination of varied examples often unrepresented and context deprived.

Benoît Rossignol – There is probably no lion in the Danube (on the scene 13 of Marcus Aurelius’ column) (p. 47-62).
A 17th century printed illustration of Bartoli and Bellori was recently proposed as an enlightenment to the today badly damaged and hardly readable scene 13 of Marcus Aurelius’ column, that supposedly shows a sacrifice and crossing of a river. According to this hypothesis based on the idea that the column was in better shape at the time it was drawn, the scene was read as an illustration of the sacrifice of Lions described by Lucian. This old statement has to be refuted as the column wasn’t more readable at that time and surely the print isn’t accurate. Bartoli and Bellori were great renowned scholars and Lucian’s description of the sacrifice was famous. They probably used their literary and humanistic knowledge to interpret the damaged scene. We can then no longer consider the Bartoli print offers a better understanding the Marcus Aurelius’ wars.

Sofie Waebens – The representation of Roman soldiers on third-century funerary monuments from Nikopolis (Egypt) (p. 63-68).
Depictions of Roman soldiers in military dress or armour with their military equipment and decorations prominently displayed are found in large numbers on gravestones throughout the first three centuries AD. This article explores the manner in which soldiers are depicted on funerary monuments from the cemetery near the fortress of Nikopolis in Egypt. Almost all of them date to the first half of the third century and commemorate soldiers of legio II Traiana fortis (and, to a lesser degree, their children). An analysis of this corpus, in all 25 gravestones, reveals that a local variant of the Roman military figural gravestone tradition of the third century AD developed at Nikopolis. The gravestones from Nikopolis therefore also help to illuminate local funerary practice.

Christophe Schmidt Heidenreich – Observations on Roman soldiers in monetary representations from adlocutio scenes (p. 79-98).
During the Principate, they were few Roman soldier representations in monetary types. One of the most important was the adlocutio-type. Introduced by Caligula, it was regularly reused during the two following centuries which gives us the opportunity to study its changes over a long period of time according to the historical context. Originally created to fit particular circumstances, it progressively gained a more general significance. It also enables an analyze of the changes in the representation of the soldier.

Jean-Pierre Laporte – Images of ancient North Africa hunters and soldiers (Moors, Numidians, Getulians, etc) (p. 99-114).
Ancient people of North Africa (Moors, Numidians, Gaetulians, etc.) once formed their own armies. Later, they provided the Punic and Roman armies with auxiliary troops. They mostly entered the cavalry and were know as the best riders of the Mediterranean world. Armed with a round shield and spears they could throw, they rode fast tough little horses in a repeated movement of charge and retreat. This ultra light equipment, originally designed for hunting, gave them a specialized role at war, as part of the auxiliary cavalry. The small number of Roman African, Greek or Latin documents echo back to older Libyan images and this great consistency may not always be free of the repetition of stereotypes. However, with some local and regional variations, the description seems pretty accurate overall.



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