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Revue de littérature comparée - N°3/2016

Revue de littérature comparée - N°3/2016




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Anne-Gaëlle WEBER, La forme des nuages : science et poésie au tournant des XVIIIe et XIXe siècle, RLC XC, n° 3, juillet-septembre 2016, p. 271-290.

La publication, par Luke Howard, de On the Modifications of Clouds, en 1803, pourrait apparaître comme l'une des manifestations de la spécialisation des disciplines savantes et de la séparation des sciences et de la littérature qui semblent marquer la fin du système des « Belles Lettres ». Le jeune chimiste et météorologue invente en effet la classification des nuages, en arrachant les nuées aux domaines de la poésie et de la théologie. En réalité, l’ouvrage et sa réception témoignent de la manière dont le traitement des « nuages » a constitué, en sciences comme en littérature, le lieu d’une interrogation sur les limites et la visée du discours. Les dialogues qui se nouent alors entre poètes et savants autour de l’œuvre de Howard et de ses rééditions successives révèlent la grande diversité des articulations possibles entre textes littéraires et savants ; ils témoignent de préoccupations communes, tant poétiques qu’herméneutiques.


Eniko˝ BAUERNHUBER, Les relations littéraires franco-hongroises à travers les traductions de Zoltán Ambrus, RLC XC, n° 3, juillet-septembre 2016, p. 291-306.

Dans notre article, les relations littéraires franco-hongroises sont examinées et présentées à travers l’œuvre de Zoltán Ambrus (1861–1932), écrivain, journaliste, critique et traducteur hongrois aux talents multiples qui nourrit un vif intérêt pour la littérature française. Son œuvre, qui témoigne de riches relations avec la France, offre un bon exemple des liens qui se tissent entre les vies culturelles, littéraires, artistiques française et hongroise de la fin du XIXe siècle. Ambrus est également un important traducteur et un critique considérable de son époque. Sa traduction la plus importante est celle de Madame Bovary (1857), publiée en 1904 en Hongrie. Son attachement profond à la littérature française se manifeste dans ses œuvres littéraires, ses critiques et ses traductions.


Cécile KOVACSHAZY, Le psychanalyste de Nyugat, ses émules hongrois et les contes cruels français, RLC XC, n° 3, juillet-septembre 2016, p. 307-317.

Cet article montre combien les circulations et les transferts culturels en Hongrie à l’époque de la célèbre revue Nyugat sont plus complexes qu’il n’y paraît. À partir de sa figure nodale qu’est le psychanalyste Ferenczi, on montrera l’influence directe de la littérature française sur les écrivains de Nyugat, non pas l’influence formelle et thématique d’écrivains contemporains de la NRF — la chose est maintenant bien démontrée —, mais des écrivains français issus de la génération des contes cruels, que certains auteurs de Nyugat assimilent afin de leur conférer une teneur esthétique « magyarisée ». Ainsi la modernité que revendiquait le groupe de Nyugat s’approche plus d’une tradition naturaliste de la fin du XIXe siècle que des avant-gardes pourtant contemporaines. C’est par la collision entre l’influence de la psychanalyse venant de Vienne et de la psychologie française, et la littérature française fin-de-siècle que se dessine une spécificité de la littérature hongroise dans la première génération de Nyugat (1908-1933) : la repsychologisation hongroise des contes cruels français.


Florian MAHOT-BOUDIAS, « La Vérité est concrète », Controverses politiques autour de la poésie pure dans l’Europe des années 1930, RLC XC, n° 3, juillet-septembre 2016, p. 319-333.

Dans le contexte de politisation extrême du travail intellectuel dans l’entredeux-guerres, le débat européen autour de la notion de « poésie pure » émerge dans les années 1920 et s’intensifie pendant les années 1930. Le concept est une construction collective et variable clivant le champ littéraire. Certains poètes marxistes en font alors une lecture orientée pour la ranger du côté de l’attentisme politique, voire de la compromission fasciste. Il s’agit ici de retracer la dynamique de ces controverses dans les revues de l’époque et dans les œuvres de L. Aragon, W. H. Auden et B. Brecht, qui se révèlent centraux au sein du réseau intellectuel du temps. On montrera ainsi en quoi ces auteurs ont valorisé une poétique alternative, à travers des livres mêlant poésie et reportage, comme In Time of War d’Auden et Hourra l’Oural d’Aragon.


Chiara MENGOZZI, De l’utilité et de l’inconvénient du concept de World Literature, RLC XC, n° 3, juillet-septembre 2016, p. 335-349.

Après avoir tracé une brève généalogie du concept de World literature, nous précisons ce que l’on désigne aujourd’hui par cette notion en proposant un compte rendu du débat organisé autour de quatre problèmes cruciaux : la définition, l’échelle, le rapport entre la dimension locale et globale des phénomènes culturels et la place des littératures postcoloniales dans le marché mondial. Ensuite, nous analysons deux exemples emblématiques de World literature : Maps de Nuruddin Farah et The Remains of the Day de Kazuo Ishiguro. Nous démontrons que ces deux auteurs mettent en scène les conditions de possibilité de leur discours et thématisent les procédés de lecture qu’une approche mondiale de la littérature aujourd’hui exige, à savoir la capacité de regarder simultanément de près et de loin.



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