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Études de linguistique appliquée n°4/2012

Études de linguistique appliquée n°4/2012

Enseigner à des publics lointains




Résumé   |   Sommaire   |   Fiche technique

Marie J. BERCHOUD : De la distance – Prendre en compte des publics lointains et décentrer la réflexion méthodologique : sociodidactique ou sémiodidactique ?

Résumé : Après avoir défini la distance en particulier dans les systèmes d'enseignement/apprentissage, on s’attache dans cet article à mettre en évidence les besoins des étudiants (mondiaux, désormais) apprenant à distance et les modes possibles d’analyse puis de prise en compte de ces besoins par les enseignants chargés d’enseignement à distance, et d’encadrement de recherche. Dans un second temps, est posée la question plus théorique de savoir comment approcher la variété des publics, leurs besoins en termes d’enseignement et apprentissage et leurs caractéristiques : une sociodidactique, dans la droite ligne de la sociolinguistique ? ou plutôt, une sémiodidactique qui se formerait sur l’ensemble signifiant qu’est la culture de chacun avec ses déterminations et représentations ? Car tout étudiant est bien plus que le représentant d’une société – un individu au parcours souvent varié, appelé à déployer sa créativité et son intelligence sur la base de savoirs bien appropriés.

Christine SAGNIER : Vers une didactique de la cognition située ? repenser les travaux sur l’apprenant

Résumé : Après deux décennies de recherches sur l’apprenant, l’objectif de cet article sera de proposer un survol de ces travaux et de s’interroger sur l’impact de leurs contributions à la didactique des langues, ainsi que sur les orientations actuelles. Nous plaiderons ici pour que se développent des espaces de dialogues qui situent l’apprenant dans son contexte, en tenant compte à la fois des apports des recherches sur le traitement de l’information par le sujet apprenant et des dynamiques et processus sociaux et historiques qui structurent et influencent les apprentissages.

Nathalie CHARVY : De l’« offre langagière » des enseignants – quelles interactions langagières avec des enfants d’origine linguistico-culturelle étrangère ? (Cas de Qurtan et Ivan, élèves de maternelle)

Résumé : Qurtan, Ivan, Gareth sont respectivement turc, marocain et gallois, et scolarisés nouvellement en maternelle en France. Est-ce que le déterminant qu’est l’offre langagière de l’enseignant, dont j’ai repéré certaines caractéristiques nécessaires pour l’évolution langagière des élèves, vaut pour ces élèves d’origine linguistico-culturelle autre ? Et quelle influence peut avoir le recours au récit, avec sa part d’universalité, sur leur envie de continuer à apprendre à parler ? J’ai analysé à la fois de manière longitudinale et contrastive les interactions langagières entre un enseignant et un élève d’origine linguistico-culturelle turque (Qurtan) sur une année scolaire de moyenne section de maternelle. J’ai comparé mes premiers résultats avec ceux d’une analyse identique entre un second enseignant et Ivan (d’origine linguistico-culturelle marocaine). J’ai complété ces résultats par ceux d’une recherche-action, mettant en jeu d’autres élèves appartenant à d’autres cultures. Au-delà de leur appartenance culturelle et langagière, c’est bel et bien l’enseignant dans ce qu’il leur offre à entendre (en termes d’actes de langage) qui va déterminer l’entrée de ces élèves dans le français comme langue nouvelle. Enfin, le recours au récit – en tant qu’objet culturel partagé- semble également décisif pour l’évolution langagière de ces élèves en français.

Narajan Alex LAURENCE : Les enfants nouvellement arrivés en France : éloignés du proche (l’école en France)

Résumé : Cet article a pour but de montrer comment des enfants non locuteurs natifs en français, venus de pays éloignés s’intègrent à l’école en France, cela à travers le recueil et l’analyse d’interactions en classe et hors la classe mais dans le périmètre scolaire : en situation de classe, on peut repérer les aides de l’enseignante et divers phénomènes linguistiques variationnels ; hors la classe, émergent des phénomènes communicatifs et linguistiques, à travers lesquels les enfants apprennent à communiquer en français, dans le riche prolongement de ce qui est développé en classe.

Nathalie Isabelle COTTON : Comment contextualiser les manuels FLE pour un public éloigné de la France et du français : le cas de Taïwan

Résumé : Cet article porte sur la contextualisation nécessaire des manuels de FLE par les enseignants, à partir d’une étude de cas sociolinguistique menée à Taïwan dans le cadre de nos recherches doctorales, à travers les analyses de trois manuels. Il s’agit d’exposer l’opinion des apprenants taïwanais sur ces manuels puis d’étudier l’adéquation entre les images choisies dans les manuels pour illustrer telle ou telle notion, telle ou telle situation, et les représentations qu’en ont les étudiants taïwanais. Cela montrera que les enseignants doivent rester vigilants quant au matériel iconographique proposé par les manuels et aux représentations des étudiants. Les propositions didactiques émises pourront servir à tout enseignant de FLE, utilisant des manuels universels, et désirant mener en classe un travail sur les représentations ou étant au contact de publics asiatiques en milieu endolingue comme exolingue.

Hélène GIRARD : L’option de langue française pour étudiants ingénieurs anglophones ou la triple distance. Stratégies bilatérales dans l’enseignement-apprentissage des contenus linguistiques

Résumé : Dans le contexte du diplôme d’ingénieur en Malaisie, pays plurilingue et pluriculturel où l’anglais omniprésent est la langue d’instruction du secondaire et du supérieur, des étudiants bilingues ou multilingues langue(s) maternelle(s) et anglais sont confrontés à leur premier apprentissage d’une langue étrangère à l’âge adulte. Pour les étudiants ingénieurs choisissant l’initiation au français en option obligatoire et leur enseignante, une triple distance doit être franchie : celle de la première expérience, celle imaginée ou réelle qui sépare les technologies des humanités et celle, observée, qui sépare l’approche scolaire des langues dans les mondes francophones et anglo-saxons. Au cours de deux semestres, l’enseignante a mené une auto-observation continue, collecté le matériel d’enseignement et d’apprentissage et complété l’enquête par des questionnaires et interviews des étudiants afin de documenter l’opération des stratégies de rapprochement dans le contexte de ces distances potentielles. Il s’en dessine à la fois le parcours de l’élaboration de stratégies offertes à l’analyse et le profil des distances ressenties ou imaginées par l’enseignante et les étudiants.

Françoise ABDEL FATTAH : Choisir d’étudier à l’université Paris Sorbonne Abou Dhabi sans être francophone : difficultés et motivations des étudiants qui relèvent le défi

Résumé : L’auteur expose la spécificité et la complexité de la mission des enseignants de français à l’université Paris Sorbonne Abou Dhabi, mission qui se situe à la croisée du FLE et du FOU. Elle s’attache à montrer les liens entre situation éducative actuelle aux Émirats Arabes Unis et difficultés rencontrées par les apprenants suivant un cursus d’apprentissage intensif du français au sein de ce département, apprentissage qui constitue l’étape préliminaire à leur inscription dans un cursus de licence en français dans cette université. S’appuyant sur des témoignages écrits et oraux de ce public lointain, elle met au jour quelques représentations à l’origine de leurs motivations à préparer une licence en français dans un environnement majoritairement anglo-saxon.

Agnès PERNET-LIU : Distances et proximités dans l’écriture de recherche en formation. L’enseignant de culture francophone et l’écriture citante des étudiants chinois

Résumé : L’analyse porte sur le discours citant dans les textes que des étudiants chinois de français produisent à l’université en Chine. La pratique de l’emprunt dans un discours d’étudiant en langue étrangère et son évaluation par un enseignant étranger francophone suscitent une expérience de proximité et de distance, en référence à la culture cible et à la culture chinoise avec leurs usages respectifs de l’intertextualité. Cette expérience contribue à faire évoluer l’écriture au sein de la communauté académique transculturelle.

Jonathan DURANDIN : Une « bonne distance » enseignant-apprenant en langues étrangères : entre « paramètres de distanciation » et enjeux relationnels

Résumé : Cet article s’intéresse à la distance enseignant-apprenant en ce qu’elle favorise l’apprentissage et l’autonomisation de l’apprenant. Il s’agit tout d’abord de tenter d’identifier les paramètres qui participent de la mise en place de cette « bonne distance ». Ces « paramètres de distanciation » sont ensuite confrontés aux résultats d’une recherche de terrain effectuée en Lettonie sur les représentations sociales d’enseignants de FLE travaillant au niveau universitaire. Ce qui amène à conclure que toute mise à distance de l’enseignant et de l’apprenant dépend principalement des enjeux liés à la réalité du contexte de la formation pour ces deux acteurs de la relation pédagogique.



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