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Revue de littérature comparée - N°3/2014

Revue de littérature comparée - N°3/2014




Résumé   |   Sommaire   |   Fiche technique

Victoire Feuillebois, Pourquoi des fictions autour de la musique ? L'exemple du Sanctus d’Hoffmann, RLC LXXXVIII, n° 3, juillet-septembre 2014, p. 259-284

L’article s’interroge sur un aspect narratif particulier des Künstlernovellen romantiques sur la musique : sur le plan narratif, la fiction se déploie ainsi souvent sur deux plans — celui du cadre enchâssant qui est le lieu de la transmission du récit dans un environnement mondain et sociable, et celui de l’histoire insérée qui est souvent la scène de la composition ou de la représentation d’une œuvre originale et profondément atypique. L’objectif de l’article est de redonner sens à cette figuration apparemment contre-productive de la création en étudiant la nouvelle d’E. T. A. Hoffmann Le Sanctus. Plutôt que de souligner la vanité tragique de toute production géniale, ce dispositif illustre selon nous le credo esthétique du romantisme, qui consiste à faire de l’art un absolu autonome et indépendant du milieu dans lequel il apparaît, tout en maintenant qu’en raison même de son caractère sublime et apparemment détaché, il possède un pouvoir d’effectivité accru.

Victoire Feuillebois, Why Frame Music in Fictions? The Example of ­Hoffmann’s Sanctus, RLC LXXXVIII (in French), no. 3, july-sept. 2014, p. 259-284.

The article deals with the specific narrative aspect of the romantic Künstlernovellen about music. Narration-wise, these fictions are often built on two levels: the frame narrative, where the tale is told in a sociable environment, and the enshrined narrative where an original and profoundly atypical piece is often composed or represented. This paper aims to give another meaning to this apparently counter-productive representation of creation through the study of E.T.A. Hoffmann’s Sanctus. Rather than to underline the tragical vanity of all production of genius, in our opinion this literary device illustrates the aesthetical credo of Romanticism. According to the latter, art is an autonomous absolute which is independent from the milieu in which it appears, while at the same time, because of its very sublime and apparently detached nature, it possesses an increased power of effectiveness.

Alexia Kalantzis, À la recherche d’un modèle éditorial : les revues de Giovanni Papini et les revues françaises à l’aube du XXe siècle, RLC LXXXVIII, n° 3, juillet-septembre 2014, p. 285-310.

Les revues florentines créées par Giovanni Papini au début du xxe siècle s’inscrivent dans la lignée du modèle éditorial de la revue moderniste tel qu’il apparaît dans les « petites revues » parisiennes. On y retrouve l’hybridité du support, qui oscille entre la revue et le journal, le mélange entre la modernité et le caractère ancien de l’objet-livre, ainsi qu’un même projet de rénovation culturelle fondée sur la jeunesse et l’autonomie éditoriale. Dans les échanges entre les revues parisiennes et florentines, Remy de Gourmont apparaît comme une figure privilégiée de passeur. Sa théorie de la dissociation des idées, bien connue des milieux avant-gardistes italiens, ouvre en effet la voie à une rhétorique particulière, que l’on retrouvera notamment dans les fragments de la revue Lacerba.

Alexia Kalantzis, Searching for an Editorial Model: Giovanni Papini’s Magazines and French Magazines at the Dawn of the Twentieth Century, RLC LXXXVIII (in French), no. 3, july-sept. 2014, p. 285-310.

The Florentine magazines created by Giovanni Papini in the early twentieth century are belong to the tradition of the editorial style of modernist magazines as seen in "little magazines" from Paris. They include the hybridity of the medium oscillating between magazine and newspaper, and the combination of modernity and the former nature of the book as object. They also belong to the same project of cultural revival based on youth and editorial independence. In the exchanges between Parisian and Florentine magazines, Remy de Gourmont seems to act as a privileged go-between. His theory of the dissociation of ideas, well-known in Italian avant-garde circles,indeed paves the way for a particular rhetoric to be especially found in the passages of the magazine Lacerba.

Dirk Weissmann, Les papiers d’identité (linguistique et littéraire) d’un écrivain « sans racines » et « à moitié américain » : écriture exophone et autotraduction chez Frank Wedekind, RLC LXXXVIII, n° 3, juillet-septembre 2014, p. 311-322.

Si les lecteurs et spectateurs ignorent généralement cette particularité, Lulu, la célèbre pièce de Frank Wedekind, a d’abord été conçue comme une œuvre trilingue. En effet, Die Büchse der Pandora (1894), la version originale de la pièce, comporte d’importantes parties écrites en langue française ou anglaise. Cependant, à travers un long processus de censure et d’autocensure, la dimension plurilingue a progressivement disparu du texte. Cet article se propose d’analyser les implications esthétiques de l’exophonie et de l’autotraduction chez Wedekind. Il apparaîtra ainsi que le plurilinguisme de son œuvre de jeunesse est l’un des principaux facteurs de la modernité de cet écrivain autour de 1900.

Dirk Weissmann, The Linguistic and Literary Identity of a “Rootless” and “Half-American” German Language Writer: Exophone Writing and Self-Translation in Frank Wedekind’s Lulu, RLC LXXXVIII (in French), no. 3, july-sept. 2014, p. 311-322.

While readers and the public generally ignore this fact, Frank Wedekind’s Lulu drama was first written as a trilingual play. Thus, Die Büchse der Pandora (1894), the original version of his masterpiece, includes numerous and extensive passages in French and English. Yet a long process of censorship and self-censorship gradually led to the eradication of the work’s multilingual dimension. This paper aims at analyzing the aesthetic implications of Wedekind’s practice of exophony and selftranslation. In this way, I argue, Wedekind’s early multilingualism appears as a major factor of his radical modernity around 1900.

Marta Álvarez Izquierdo, Para esta noche de Juan Carlos Onetti et Le Palace de Claude Simon, espace de mort, écritures de guerre, RLC LXXXVIII, n° 3, juillet-septembre 2014, p. 323-343.

Notre propos, à travers l’étude de Para esta noche de Juan Carlos Onetti et Le Palace de Claude Simon, sera d’analyser les procédés narratifs qui permettent de mettre en place une poétique de la guerre dans deux villes indéterminées. Tout d’abord, nous nous attarderons sur l’étude du chronotope et nous verrons qu’il y a une confluence de l’espace et du temps. Ensuite nous aborderons l’étude de ces deux villes en tant qu’espaces de solitude et de mort, deux villes qui se révèlent comme la condensation de deux conflits. Nous dégagerons finalement une réflexion sur la place de l’Histoire et de la Mémoire dans ces deux œuvres de fiction.

Marta Álvarez Izquierdo, Juan Carlos Onetti’s Para esta noche and Claude Simon’s Le Palace: the Space of Death and the Poetics of War, RLC LXXXVIII (in French), no. 3, july-sept. 2014, p. 323-342.

The purpose of this study of Para esta noche, written by Juan Carlos Onetti, and Le Palace, written by Claude Simon, is to analyze different narrative methods employed in order to set up a “poetics of war” in two indeterminate cities. We will study the chronotope and we will explore the confluence, in both works, of space and time. Then, we will study the creation of this two cities as spaces of loneliness and death; two cities which turn out to be the condensation of two conflicts. Our paper will end on a reflection about the place of History and Memory in these two fictions.



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