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Modernité, démocratie et totalitarisme

Modernité, démocratie et totalitarisme

Simone Weil et Hannah Arendt


Actes du coll. de la Maison des Sciences de l'Homme du 5 février 1993 avec le concours de la Maison des Sciences de l'Homme, de l'Institut culturel Italien et du Centre de Recherche sur l'Europe.

Édité par Marina Cedronio

Résumé   |   Fiche technique

Le colloque Modernité, Démocratie et Totalitarisme : Simone Weil et Hannah Arendt, tenu en février 1993 à la Maison des Sciences de l'Homme, réunissait des spécialistes de formations diverses (historiens, philosophes, juristes) entendant présenter des aspects spécifiques, mais décisifs, de l'œuvre de Simone Weil et de celle d'Hannah Arendt.
Quel est aujourd'hui l'intérêt d'une telle confrontation ? On reconnaîtra d'emblée l'importance de leurs réflexions sur la modernité, sur les bases et le fonctionnement des démocraties, sur les origines des dictatures totalitaires ; tout aussi précieuses pour nous, sont leurs analyses du colonialisme, du nationalisme et du racisme. Elles ont distingué presque de la même manière le patriotisme du nationalisme agressif, en condamnant le racisme ; en compensation, le même refus d'uniformité sociale motive la critique du conformisme chez Hannah Arendt et le souci de sauvegarder les différentes identités des peuples chez Simone Weil.
La question fondamentale abordée est toujours nôtre : celle du mal en politique, imposant l'urgence d'une redéfinition de la légitimité, de la légalité et du pouvoir. En analysant les problèmes des juifs, ceux des minorités nationales, des apatrides et des peuples colonisés, dans la période de l'Entre Deux Guerres, elles voient l'inégalité juridique comme la première étape du dérapage des démocraties vers le totalitarisme. Le remède apparaît avec évidence : c'est l'égalité juridique de tous, individus et peuples, comme base de la démocratie.
L'accord sur ce projet n'empêche pas des conceptions divergentes de l'État-nation, soutenues par des jugements différents sur l'Empire romain et l'origine de la Terreur pendant la Révolution française. Pour Hannah Arendt, l'État reste le gardien du droit. Simone Weil dénonce avant 1940 la froide concentration de pouvoirs qui peut aller jusqu'au totalitarisme — encore qu'elle aprenne de « l'étrange défaite » de 1939-1940 à ne plus concevoir comme absolument négatif le rôle de l'État et du patriotisme.
D'une façon toujours actuelle enfin, elles nous décrivent la dégradation du travail dans le monde ultra-moderne, la solitude de l'homme de masse et ses tentations autoritaires, les difficultés de l'action politique quand les individus sont privés de leur capacité d'agir de façon libre et responsable. L'une et l'autre s'interrogent aussi sur le rôle social de la religion.
Lisons, relisons d'urgence Simone Weil et Hannah Arendt : chacun des essais ici réunis nous y incitent.



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