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Revue de philologie de littérature et d'histoires anciennes 89-1

Revue de philologie de littérature et d'histoires anciennes 89-1




Résumé   |   Fiche technique

RÉSUMÉS


Alcorac Alonso Déniz – Une stèle funéraire prétendument crétoise au British Museum (p. 7-18) Cet article retrace l'histoire de la stèle funéraire d'Aur. Alexandros, qui se trouve aujourd'hui au British Museum (catalogue en ligne 1843,0531.1) et qui, d’après son dernier propriétaire, H.W. Inwood, proviendrait de Crète. Cependant, le formulaire épigraphique, l’emplacement de l’épitaphe et l’iconographie du relief montrent que cette stèle est originaire de Paros. Avant d’arriver à Londres, elle a d’abord fait partie de la collection d’A. Capello à Venise.


Andrea Beghini – L’ignoranza di Socrate (nota a [Plato] Axiochus 366 b 8-9 (p. 19-27) Attraverso un attento esame delle difficoltà logico-concettuali che le parole ἐγὼ δὲ εὐξαίμην ἂν τὰ κοινὰ ταῦτα εἰδέναι· τοσοῦτον ἀποδέω τῶν περιττῶν ([Plato] Axiochus 366b8-9) pongono in relazione al contesto, l’autore perviene alla conclusione che il passo è corrotto e propone di correggere τὰ κοινὰ ταῦτα in τὰ κοινότατα.


Alain Blanc – Adjectifs sigmatiques et adjectifs de mesure en grec ancien : la formation de χειροπληθιαῖος (p. 29-35) On examine la formation de l’adjectif composé χειροπληθιαῖος qui signifie « gros comme la main ». Le second membre ne peut pas être rapporté à un thème en -ι- ni directement à la racine du verbe πλήθω. Il faut partir de χειροπληθής, qui est formé de façon régulière sur le substantif neutre πλῆθος. Le grec a fait entrer ce composé sigmatique et quelques autres dans le groupe des dérivés en -ιαῖος qui comportaient une idée de mesure.

Marie-Thérèse Cam et François Vallat – Spatula et r(h)iotes, deux noms pour le calcanéus dans le jarret du cheval (Chiron, 589) (p. 37-42) Le chapitre 588 de la Mulomedicina Chironis est consacré aux symptômes de la luxation de la rotule (patella / cuneolus) et du calcanéus (spatula / r[h]iotes) du cheval. La dénomination métaphorique spatula, attribuée jusque-là de manière erronée à la rotule de forme ronde, désigne le plus gros os du jarret, en forme de batte ; rhiotes (riotem dans les mss), hapax, translittéré du grec *ῥιώτης, « l’os de la pointe », décrit la position proéminente du calcanéus, spécifique aux quadrupèdes.


Louis-André Dorion – Héraclite ou Héraklès ? À propos d’Épictète, Manuel 15 (p. 43-63) Au chapitre 15 du Manuel, Épictète mentionne Diogène et Héraclite comme exemples d’hommes divins qui doivent inspirer la conduite de l’homme qui cherche à devenir un convive des dieux et à participer au gouvernement divin. La mention d’Héraclite, dans le contexte cynique du chapitre 15, est plutôt inattendue et les commentateurs éprouvent d’ailleurs de la difficulté à en rendre compte. Héraclite n’est pas, en effet, un modèle éthique pour la majorité des stoïciens et Épictète lui-même n’en fait jamais mention dans le reste du Manuel et dans les Entretiens. Bien que la tradition manuscrite rapporte unanimement le nom d’Héraclite, c’est probablement celui d’Héraklès qu’il faut lire dans ce passage du chapitre 15. Cette correction se justifie, entre autres, par l’importance et la fréquence des mentions d’Héraklès dans les Entretiens et par le fait que son nom y est également associé à celui de Diogène.

Concepción Fernández Martínez – ¿ Una urna común para dos difuntos ? CLE, 1198 : comentarios y notas textuales (p. 65-72) En las siguientes páginas se ofrece la edición, traducción y comentario filológico de CLE, 1198. Se aportan notas textuales que suponen un avance en la edición del texto, y se refuerza la hipótesis de un enterramiento común para dos difuntos.

Gérard Genevrois – Gloses et témoignages épigraphiques : l’exemple du crétois (p. 73-108) Les particularités lexicales du crétois ancien conservées par les gloses d’Hésychius et d’autres compilateurs trouvent confirmation dans les témoignages épigraphiques et numismatiques des époques archaïque, classique et hellénistique et, parfois aussi, dans le corpus mycénien de Cnossos et dans la langue moderne. Sont examinés ici plusieurs dizaines d’exemples relevant de diverses couches du lexique dialectal (termes institutionnels et religieux, mots grammaticaux, vocabulaire de la langue courante, toponymes et anthroponymes).


Émilie-Jade Poliquin – Tibi cernere fas est : la place du lecteur dans les traductions latines d’Aratos (p. 109-121) Aratos, dans les Phénomènes – adaptation poétique des connaissances astronomiques de son époque –, guide constamment le lecteur dans son examen du ciel. Il s’adresse à lui en lui disant où et quoi regarder, notamment en employant des verbes à la deuxième personne. Ces passages accentuent non seulement l’enargeia de son poème, mais aussi son caractère didactique. Dans cet article, nous étudions dans un premier temps la place accordée à la persona du lecteur chez Aratos pour mieux voir comment trois de ses traducteurs (à savoir Cicéron, Germanicus et Aviénus) se sont approprié ces pratiques et ces thèmes dans leurs propres ouvrages.


Pierre Vesperini et Matteo Ceporina – Quinze citations de Marc Aurèle dans Reuchlin (p. 123-150) La première apparition des écrits de Marc Aurèle dans la littérature européenne était datée jusqu’à présent de la publication du de arte cabalistica de Reuchlin (1517). On montre ici qu’il faut reculer cette date de près d’un quart de siècle, puisqu’ils sont cités dans le de uerbo mirifico (1494) du même auteur. Leur présence était passé inaperçue parce qu’ils sont cités en latin et sans que Marc Aurèle soit nommé. On présente également toutes les citations de Marc Aurèle existant dans la correspondance de Reuchlin, dont certaines antérieures à 1517. Ces citations, bien identifiées par les éditeurs de la correspondance, n’avaient pas retenu l’attention des éditeurs de Marc Aurèle ni, plus généralement, des philologues classiques. Pour finir, ces citations sont examinées du point de vue philologique.


ABSTRACTS


Alcorac Alonso Déniz – A Supposedly Cretan Tombstone in the British Museum (p. 7-18)
This paper traces the history of the tombstone of Aur. Alexandros, which is today in the British Museum (online catalogue 1843,0531.1) and which, according to its former owner, H.W. Inwood, comes from Crete. Nevertheless, the formulae, the location of the epigraphic field and the relief’s iconography show that this stele was originally from Paros. Before coming to London, it was part of A. Capello’s collection in Venice.


Andrea Beghini – L’ignorance socratique. Note sur [Platon], Axiochos, 366 b 8-9 (p. 19-27) En mettant en lumière les difficultés logiques et conceptuelles posées par les mots ἐγὼ δὲ εὐξαίμην ἂν τὰ κοινὰ ταῦτα εἰδέναι· τοσοῦτον ἀποδέω τῶν περιττῶν ([Platon] Axiochos 366 b 8-9) par rapport au contexte, l’auteur parvient à la conclusion que le passage est corrompu. Il propose donc de corriger le texte et d’écrire τὰ κοινότατα au lieu de τὰ κοινὰ ταῦτα.


Alain Blanc – Sigmatic adjectives and measure adjectives in Ancient Greek : the formation of χειροπληθιαῖος (p. 29-35) This article studies the formation of χειροπληθιαῖος, a compound adjective meaning "as big as the hand". The second member cannot be attributed to a theme in -ι- or directly to the root of the verb πλήθω. The starting point is χειροπληθής, which is formed regularly from the neutral substantive πλῆθος. This sigmatic compound and a few others have entered into the group of derived words in -ιαῖος which involved a notion of measure.



Marie-Thérèse Cam et François Vallat – Spatula and r(h)iotes: two designations of the calcaneus, a bone of the horse’s hock (Chiron 589) (p. 37-42) The chapter 588 of the Mulomedicina Chironis is dedicated to the symptoms related to patellar (cf. patella/cuneolus) and possibly calcaneal (cf. spatula/r(h)iotes) dislocations in horses. The metaphorical name spatula, up to now erroneously attributed to the round-shaped patella, possibly designates the largest bone of the hock, the shape of which resembles a paddle ; rhiotes (riotem in the two manuscripts), hapax, modelled on the greek *ῥιώτης, "point bone", would thus describe the prominent position of the calcaneus, which is characteristic of quadrupeds.


Louis-André Dorion – Heraclitus or Heracles ? Concerning Epictetus, Manual 15 (p. 43-63) In chapter 15 of the Manual, Epictetus mentions Diogenes and Heraclitus as examples of divine men who should inspire the conduct of the man who seeks to attend the symposia of the gods and to participate in divine government. The mention of Heraclitus, in the Cynic context of chapter 15, is rather unexpected and commentators have difficulty explaining it. For Heraclitus is not an ethical model for the majority of the Stoics and Epictetus himself makes no mention of him anywhere else in the Manual or the Discourses. Although the manuscript tradition is unanimous regarding the occurrence of the name of Heraclitus in chapter 15, it should probably be emended to that of Heracles. This emendation is justified, among other reasons, by the importance of Heracles and the frequent mentions of him in the Discourses and by the fact that there also Epictetus associates him with Diogenes.


Concepción Fernández Martínez – A common urn for two deceased ? CLE 1198 : commentaries and textual notes (p. 65-72) The following pages offer the edition, translation and philological commentary of CLE 1198. The author provides textual notes and suggestions for improving the text and reinforce the hypothesis of a common burial for both deceased.

Gérard Genevrois – Glosses and epigraphic evidence : the example of the Cretan dialect (p. 73-108) The distinctive lexical features of the ancient Cretan dialect which are known from glosses of Hesychius and other compilers are confirmed by epigraphic and numismatic evidence from the Archaic, Classical and Hellenistic periods and, in some cases, by Mycenaean texts from Cnossos or by survivals in modern Greek. This paper examines a lot of examples from various layers of the dialectal vocabulary (institutional and religious terms, grammatical words, words of everyday language, toponyms and anthroponyms).


Émilie-Jade Poliquin – Tibi cernere fas est : the internal reader in the Latin translations of Aratus (p. 109-121) Aratus, in his Phaenomena – a poetic adaptation of contemporary astronomical knowledge –, constantly guides the reader through his celestial journey. He addresses him by telling where and what to look and especially by using verbs in the second person. These passages emphasize not only the enargeia of the poem, but also its didactic nature. By studying the ways in which Aratus addresses his internal reader, this paper endeavours to shed light on the ways in which his translators (i.e. Cicero, Germanicus and Avienus) have appropriated these practices and topics in their own works.


Pierre Vesperini et Matteo Ceporina – Quindici citazioni di Marco Aurelio in Reuchlin (p. 123-150) La prima apparizione degli scritti di Marco Aurelio nella letteratura europea si datava finora al 1517, l’anno della pubblicazione del de arte cabalistica di Reuchlin. Qui si dimostra come tale data si debba anticipare di quasi un quarto di secolo, poiché ne ritroviamo menzione già nel de uerbo mirifico (1494) dello stesso autore. La loro presenza era passata inosservata, perché sono citati in latino e senza che Marco Aurelio sia nominato. Si presentano successivamente tutte le citazioni di Marco Aurelio che si possono leggere nella corrispondenza di Reuchlin, alcune delle quali precedono il 1517. Queste citazioni, benché individuate con precisione dagli editori dell’epistolario, non avevano attirato l’attenzione degli editori di Marco Aurelio, né, più in generale, dei filologi classici. Chiude l’articolo l’esame filologico di tutte le nuove testimonianze.



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