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Revue de littérature comparée - N°1/2017

Revue de littérature comparée - N°1/2017




Résumé   |   Sommaire   |   Fiche technique

Ignacio RAMOS GAY, Le mythe cervantin dans le théâtre du Second Empire : Don Quichotte, de Victorien Sardou (1864), RLC XCI, n° 1, janvier-mars 2017, p. 5-20.

Le but de cet article est d'analyser l'adaptation théâtrale du classique cervantin transposé sur les planches du Gymnase de Paris par Victorien Sardou, sous le titre Don Quichotte. Pièce en trois actes et huit tableaux, le 25 juin 1864. En premier lieu, nous étudierons la reformulation dramatique du roman espagnol à la lumière de l’ossature scénique du vaudeville et, plus concrètement, des mécanismes de la pièce bien faite, développée par le maître du genre et précurseur de Sardou, Eugène Scribe. Deuxièmement, nous analyserons la pièce en tant que reflet de la perception de l’Espagne portée par la bourgeoisie parisienne du Second Empire, en mettant l’accent sur les stéréotypes culturels qui y sont présents. Déterminée par l’esthétique du Boulevard et vouée à un public essentiellement bourgeois, la pièce de Sardou, concluons-nous, est moins une adaptation transgenre du roman de Cervantès que le résultat des constrictions imposées par le genre du vaudeville et la topographie théâtrale qui l’encadrent, devenant ainsi une image des produits culturels modelés par la société du Second Empire.


Cécile ROUSSELET, À l’ombre des cerisiers en fleurs. La réception du haïku en Russie post-soviétique, RLC XCI, n° 1, janvier-mars 2017, p. 21-36.

La réception du haïku en Russie post-soviétique est à l’origine d’une production poétique particulièrement créative. Ces textes russes s’ancrent dans un héritage moderniste réactualisé et dans un jeu intertextuel distancié avec leurs modèles, tant le haïku japonais que sa réception française et occidentale au début du xxe siècle. Deux spécificités tendent à se dégager et à faire de ces poèmes des objets originaux : leur inscription dans une culture de l’authenticité, quête d’un « vrai » inaltérable après des décennies marquées par un totalitarisme du langage ; et leur propension à véhiculer un discours utopique, fondé sur un imaginaire idyllique du Japon qui, par des formes défamiliarisantes, est réinvesti et véhicule des aspirations proprement post-soviétiques.
Laurent BÉGHIN, L’édition française de la revue Lettre internationale (19841993) : un pont entre l’Europe occidentale et l’Europe centrale, RLC XCI, n° 1, janvier-mars 2017, p. 37-50. La revue Lettre internationale d’Antonín Liehm fit preuve d’une remarquable curiosité pour les cultures d’Europe centrale. En cela, le trimestriel était bien dans l’air du temps. Le milieu des années quatre-vingt fut en effet, en France, caractérisé par un regain d’intérêt pour cette partie de l’Europe. De la première à la dernière livraison, la revue publia de nombreux textes signés d’écrivains centre-européens ou d’intellectuels occidentaux spécialistes de cette partie du monde. Au fil des articles se dessine ainsi une image résolument positive du monde centre-européen. Tout ceci eût été impensable sans le recours systématique à la traduction et à un important réseau de traducteurs et de médiateurs.


Varja BALŽALORSKY ANTIĆ, Les Fleurs du mal en Slovénie : petit panorama de traductions et d’influences, RLC XCI, n° 1, janvier-mars 2017, p. 51-64.

L’article aborde quelques aspects pour suivre la fortune des Fleurs du Mal dans le champ littéraire slovène. On esquisse les différentes étapes de la découverte progressive de Baudelaire par le lecteur slovène en sa langue maternelle : quels aspects des Fleurs du Mal a découvert le lecteur slovène tout d’abord, plutôt celui du côté du spleen ou celui du côté de l’idéal ; quels éléments de l’hybridité du symbolisme, décadence et même naturalisme des Fleurs du Mal ont façonné l’image que le public slovène a pu se faire de Baudelaire à la base des traductions publiées ; lesquels de ces éléments ont influencé les poètes slovènes et quand ; quels sont les derniers apports de la première traduction intégrale du livre en 2004 à cet égard. Enfin, les conclusions d’une étude de cas de quatre traductions d’Harmonie du soir issues de différentes époques du XXe siècle nous servent à présenter les différents choix traductifs plus concrets ainsi qu’à effleurer la problématique de la traduction de l’alexandrin dans un système syllabotonique de vers qu’est le système versologique slovène.


Justyna GAMBERT, Une méditation personnaliste en images: quelques conver gences entre la pensée de Lévinas et l’œuvre de Dostoïevski, RLC XCI, n° 1, janvier-mars 2017, p. 65-84.

Notre article s’attache à faire ressortir certaines affinités intertextuelles et philosophiques entre la pensée personnaliste d’E. Levinas et la production romanesque et journalistique de F.M. Dostoïevski. Nous verrons d’abord comment la critique dostoïevskienne de l’ontologie idéaliste dominant la philosophie occidentale, de Descartes à Hegel, anticipe sur les constats d’E. Levinas. Nous nous pencherons ensuite sur les parcours existentiels des protagonistes des derniers romans de F.M. Dostoïevski, pour montrer qu’ils incarnent, sur un mode exemplaire, les principes de la philosophie de l’Autre levinassienne.



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