Problèmes d'écriture dans la littérature soviétique des années trente

Problèmes d'écriture dans la littérature soviétique des années trente

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Présentation

La littérature soviétique aborde les années trente en pleine révolution culturelle. Les tenants des courants factographique et prolétarien s'affrontent jusqu'en 1932, date à laquelle il est mis fin à la pluralité des associations et groupes littéraires. Maksim Gor'kij est chargé de faire la synthèse des mouvements des années vingt pour définir une écriture nouvelle, le réalisme socialiste. Tandis que la recherche fondamentale se poursuit jusqu'en 1940 dans les pages de la revue Literaturnyj kritik, la pratique de l'écriture se révèle plutôt décevante. Pour répondre à l'exigence d'une écriture monumentale, Maksim Gor'kij, Mixail Soloxov et Aleksandr Fadeev s'essayent au roman-épopée. La vie de Klim Samgin ne dépasse pas les limites d'une chronique historique, et Le dernier des Oudégués est une entreprise maladroite et inachevée. Le Don paisible, véritable épopée particulariste, reste unique en son genre. Maksim Gor'kij récupère l'ocerk et de factographique le transforme en artistique. Mais le genre reste mineur bien que vigoureusement soutenu par Maksim Gor'kij dans ses écrits publicistiques. La photographie puis le cinéma illustrent à leur tour la difficulté à trouver un modèle d'écriture réaliste socialiste.