Études de linguistique appliquée - N°2/2022

Binarité et Opposition

Études de linguistique appliquée - N°2/2022
Études de linguistique appliquée - N°2/2022
  • 128 pages
  • Livre broché
  • 15 x 23 cm
  • Parution :
  • CLIL : 3147
  • EAN13 : 9782252046715

Sous la direction de : Huy Linh Dao
Sous la direction de : Danh Thanh Do-Hurinville

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Présentation

Avant-propos. — La binarité : des astronomes aux linguistes 
par Jean PRUVOST

Introduction 
par Huy Linh DAO et Danh-Thành DO-HURINVILLE

Grand et petit, de simples antonymes ? 
par Jan GOES 
Dans cette contribution, nous analysons l’antonymie de petit et de grand, souvent considérée comme un fait incontestable. Nous montrerons que cette antonymie s’exprime d’une façon légèrement différente selon l’emploi de ces deux adjectifs : en effet, grand et petit ne sont pas seulement des adjectifs de dimension ou de quantité, mais ils peuvent également être utilisés de façon métaphorique pour obtenir des effets mélioratifs, péjoratifs, minimisants ou encore affectifs. Il s’avère qu’ils ne sont pas nécessairement antonymes dans ces emplois métaphoriques et que, quand ils le sont, cette antonymie est subjective. 

Le sens contraire à travers les deux bases lexicales -ma et - en ikwere 
par Sylvester N. OSU 
Il n’est pas rare de considérer, du moins intuitivement, deux unités prises dans une langue comme ayant entre elles un rapport de sens contraire. Sans s’appesantir sur le bien-fondé d’une telle considération, cet article tente d’apporter une illustration supplémentaire de ce phénomène dans sa complexité à travers deux racines verbales -ma et -jɔ de la langue ikwere (parlée au Nigeria). Ces racines participent à la construction d’unités dont les sens (beauté et laideur physique et/ou morale) s’opposent. Toutefois, l’examen d’une série d’exemples révèle qu’une telle opposition de sens n’est pas systématique et constante, elle connaît des limites.

Revisiter le couple passé simple et passé composé : entre complémentarité et contrastivité 
par Danh-Thành DO-HURINVILLE 
En dépit d’une rivalité presque millénaire entre le PS et le PC, ces deux tiroirs continuent à fonctionner ensemble dans la presse française contemporaine, car ils entretiennent des relations tantôt complémentaires, tantôt contrastives. Dans leurs relations complémentaires, sont examinées les structures narratives binaire, ternaire, et complexe. Dans leurs relations contrastives, le PS est étudié dans des positions démarcatrices (titre, début, fin d’un texte). Est également analysée la distribution de ces tiroirs dans les phrases indépendantes (à thèmes constant, linéaire, différent), et dans les phrases complexes, où afin de créer un effet contrastif, le PS est utilisé dans la subordination (conjonctive ou relative), alors que le PC est employé dans la principale. 

Quand le subjonctif tend à se substituer à l’indicatif 
par Kogh Pascal SOMÉ 
En dépit d’une rivalité presque millénaire entre le PS et le PC, ces deux tiroirs continuent à fonctionner ensemble dans la presse française contemporaine, car ils entretiennent des relations tantôt complémentaires, tantôt contrastives. Dans leurs relations complémentaires, sont examinées les structures narratives binaire, ternaire, et complexe. Dans leurs relations contrastives, le PS est étudié dans des positions démarcatrices (titre, début, fin d’un texte). Est également analysée la distribution de ces tiroirs dans les phrases indépendantes (à thèmes constant, linéaire, différent), et dans les phrases complexes, où afin de créer un effet contrastif, le PS est utilisé dans la subordination (conjonctive ou relative), alors que le PC est employé dans la principale.

Complément verbal direct et indirect : continuité et rupture 
par Chérine Fathy MAHMOUD ELFAKHARANY 
On peut considérer qu’il y a continuité entre le verbe et son complément lorsque celui-ci est direct, et rupture entre les deux, par la préposition, en cas de construction indirecte. L’hypothèse soutenue ici est que la préposition établit en fait une « double continuité », d’une part en complétant ou prolongeant le sens du verbe, et d’autre part en faisant le lien entre l’acception verbale ainsi précisée et le complément. L’illustration porte sur des verbes qui peuvent se construire directement ou indirectement avec la préposition sur.

Propositions d’analyse de structures sans sujet, dans des phrases complexes en français, à travers deux exemples : le lien marqué ou non par et, et la présence ou l’absence de en devant un verbe en -ant 
par Dominique KLINGLER 
Cet article porte sur deux structures du français et leur intégration syntaxique dans la phrase. La première structure est celle de deux propositions, jointes ou non par « et » (P1 (et) P2), partageant le même sujet. Nous envisageons le cas de la réduction du sujet opérée par « et », c’est-à-dire la possible reprise ou non du sujet dans P2. Nous nous demandons si les liens entre P1 et P2 sont de même nature en l’absence de « et », et en l’absence de reprise du sujet. Le même type de raisonnement est adopté pour une structure différente mettant ou non en jeu « en » préposé à un verbe en -ant (en V-ant). En l’absence d’unités telle que « et » et « en », unités de nature différente, qui reçoivent diverses interprétations et / ou se limitent à une seule, nous discuterons le degré d’intégration des propositions en postulant une corrélation syntaxe-sémantique, sans laisser la prépondérance à l’un ou à l’autre de ces aspects.

Sur la syntaxe des constructions corrélatives en wh- en vietnamien contemporain : binarité et continuum
par Huy-Linh DAO 
Cette contribution se propose de passer au crible la syntaxe d’un type de constructions corrélatives en vietnamien, celles qui sont caractérisées par la présence d’un terme wh- dans la protase et d’un corrélat (pro)nominal dans l’apodose. Nous montrons qu’elles suivent deux scénarii dérivationnels distincts. Les corrélatives dont l’apodose contient le démonstratif médial nấy semblent présenter un degré de binarité plus strict que les autres. Leur protase est analysée comme formant un constituant avec nấy avant de se déplacer vers une position de Topique dans la périphérie gauche de l’apodose. Nấy ne se comporte pas comme un pronom de type E, contrairement aux autres démonstratifs médiaux et aux expressions formées à base de ceux-ci.


COMPTE RENDU DE PUBLICATION
BIOBIBLIOGRAPHIE DES CONTRIBUTEURS

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Avant-propos. — La binarité : des astronomes aux linguistes 
par Jean PRUVOST

Introduction 
par Huy Linh DAO et Danh-Thành DO-HURINVILLE

Grand et petit, de simples antonymes ? 
par Jan GOES

Le sens contraire à travers les deux bases lexicales -ma et - en ikwere 
par Sylvester N. OSU

Revisiter le couple passé simple et passé composé : entre complémentarité et contrastivité 
par Danh-Thành DO-HURINVILLE

Quand le subjonctif tend à se substituer à l’indicatif 
par Kogh Pascal SOMÉ

Complément verbal direct et indirect : continuité et rupture 
par Chérine Fathy MAHMOUD ELFAKHARANY

Propositions d’analyse de structures sans sujet, dans des phrases complexes en français, à travers deux exemples : le lien marqué ou non par et, et la présence ou l’absence de en devant un verbe en -ant 
par Dominique KLINGLER

Sur la syntaxe des constructions corrélatives en wh- en vietnamien contemporain : binarité et continuum
par Huy-Linh DAO 


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