The Drawer volume 27
À Table


- 160 pages
- Livre relié
- 17 x 24 cm
- Anglais, Français
- The Drawer x Klincksieck
- N° dans la collection : 27
- Parution : 16/10/2026
- CLIL : 3683
- EAN13 : 9782488688338
Direction artistique et éditoriale de Barbara Soyer & Sophie Toulouse.
Présentation
« Si vous n’êtes pas capables d’un peu de sorcellerie, ce n’est pas la peine de vous mêler de cuisine », écrivait Colette dans Prisons et paradis en 1932. Et le dessin ? Par quelle alchimie est-il réussi ? Le designo, la ligne, la couleur ?Quelle est la recette d’un bon dessin - s’il en existe une ? Sont nécessaires pour Clémence Hoffmann, artiste publiée dans ce volume, « un soupçon de doute, un esprit, une feuille… », pour Vincent Olinet « une bonne intuition » et pour Eliza Pepermans « une observation attentive ». Quand Jason Phu considère, lui, qu’« un dessin ne ferait pas une bonne recette, car il n’y a pas assez de glucides dans le papier… »
Et en quoi la cuisine est-elle, pour elleux, un sujet de prédilection ? Car manger n’a rien d’anodin. C’est un geste vital, intime et politique, sensuel et intellectuel. Il relève de choix, porte en lui l’empreinte de son temps, de ses excès comme de ses manques, de ce que l’on célèbre ou tait.
« Moi, je suis gourmande », affirmait encore Colette dans le magazine Vu en 1935, qui reliait ce plaisir sensuel à la terre et au terroir, comme le fait l’artiste Nicolas Boulard avec sa série de dessins de fromages AOP en marqueterie de bois présentée ici. La gourmandise est partout dans ce volume : dans les Cours de dessin, drôles et précis, de Kristof Santy, les close-up sensuels et troubles de Lilou Li Xia, les « scarpetta » de Raphaël-Bachir Osman. La célébration du quotidien et les excès de la commensalité aussi - dessinés par Fantine Andrès, Clara Cimelli, Joke Derycke et Marco Di Giovanni. On s’intéressera également à l’espace domestique comme lieu de servitude hanté chez Félixe Kazi-Tani, ou lieu d’émancipation féministe chez Clémence Hoffmann.
Enfin, les cuisiniers-artistes, qui s’emparent du dessin pour préciser une idée, transmettre et communiquer, ont leur place. On les retrouve dans le portfolio « La cuisine en dessins », qui revient sur l’exposition imaginée par Armand Arnal, Alexandra Michot et Benoît Millot au Festival du dessin d’Arles en 2025, et qui pose une dernière question : et si l’appétit venait en dessinant ?
“If you’re not capable of a little witchcraft, there’s no point in getting involved in cooking,” wrote Colette in Prisons et paradis in 1932. And what about drawing? What alchemy makes it successful? The design, the line, the colour? What is the recipe for a good drawing – if there is one?
For Clémence Hoffmann, an artist featured in this volume, it requires “a hint of doubt, a spark of inspiration, a sheet of paper…”, for Vincent Olinet “good intuition” and for Eliza Pepermans “careful observation”. When Jason Phu considers that “a drawing wouldn’t make a good recipe, because there aren’t enough carbohydrates in paper… ” And in what way is cooking, for them, a favourite subject? For eating is by no means a trivial matter. It is a vital, intimate and political act, both sensual and intellectual. It’s a matter of choice, bearing the imprint of its time, of its excesses as well as its shortcomings, of what we celebrate or keep silent.
“As for me, I’m a food lover,” Colette declared in Vu magazine in 1935, linking this sensual pleasure to the land and local produce, just as the artist Nicolas Boulard does with his series of drawings of AOP cheeses in wood marquetry, published here.
A love of good food is evident throughout this volume: in Kristof Santy’s amusing and precise drawing lessons, Lilou Li Xia’s sensual and evocative close-ups, and Raphaël-Bachir Osman’s “scarpetta”. There’s also a celebration of everyday life and the excesses of dining –illustrated by Fantine Andrès, Clara Cimelli, Joke Derycke and Marco Di Giovanni. We also turn our attention to the domestic space as a place of haunted servitude in Félixe Kazi-Tani’s work, or as a place of feminist emancipation in Clémence Hoffmann’s.
Finally, there is a place for chef-artists, who turn to drawing to clarify an idea, to convey and to communicate. They feature in the portfolio “La cuisine en dessins”, which looks back at the exhibition conceived by Armand Arnal, Alexandra Michot and Benoît Millot in 2025 at the Festival du dessin in Arles, and which poses one final question: what if drawing sparked your appetite?
Avec / with : Fantine Andrès, Nicolas Boulard, Clara Cimelli, Manon Daviet, Bryce Delplanque, Joke Derycke, Marco
Di Giovanni, Clémence Hoffmann, Félixe Kazi- Tani, Lilou Li Xia, Michael McGregor, Kevin McNamee- Tweed, Vincent Olinet, Raphaël-Bachir Osman, Philippine d’Otreppe, Eliza Pepermans, Jason Phu, Kristof Santy, Sophie Varin et portfolio “La cuisine en dessins” .
